Le brouillard est tombé sur la ville, l'enveloppant d'un manteau épais grisonnant. Il tombe un quelque chose de fin et d'humide qui vous pénètre jusqu'à vous glacer les os. Il fait un temps à rester chez soi, sous la couette avec un cappuccino fumant. Pourtant, pour plagier Louis Aragon, « il fait beau comme jamais un temps à rire à courir un temps à ne pas mourir ». Je crois enfin comprendre ce que tout un tas de personne tentait de m'expliquer en vain, cette boule à l'estomac et se sourire niais collé sur mon visage, cette irrésistible envie de passer du temps avec ce lui, ces heures qui passent si vite, toutes ces noms débiles, ce cocktail détonnant dont je me moquais il n'y a pas si longtemps... Il fait fuir tout ce qui me faisait peur. Il me donne un peu plus confiance. Il me détend. Il me fait rire. Il me taquine. Il est fier de moi. Il me présente. Il m'aime pour ce que je suis. Tout simplement.